
« Pour une généralisation des cadres ESG légers en Afrique », par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN | Financial Afrik
Dans un contexte de transition écologique et sociale accélérée, l’Afrique se trouve à la croisée des chemins. Les besoins en infrastructures – énergie, transport, eau, télécoms, mines responsables – sont immenses, estimés à plus de 130 milliards de dollars par an.
Pourtant, une part significative de ces projets peine à atteindre la bancabilité requise pour attirer des financements internationaux. La raison est connue : l’écart entre les standards ESG globaux et les capacités opérationnelles locales.
Face à cette réalité, une réponse pragmatique s’impose : la généralisation de cadres ESG dits « légers ». Ces dispositifs proportionnés, volontaires et évolutifs permettent d’ancrer la culture ESG dès l’amont des projets, sans imposer d’emblée la lourdeur normative des Performance Standards de l’IFC, des Principes de l’Équateur ou de la CSRD.
Une étape essentielle pour le continent africain. Faire de ces cadres un standard de marché, c’est investir dans la bancabilité, la souveraineté économique et la durabilité réelle du continent. C’est aussi envoyer un message clair : l’Afrique n’est pas en retard sur l’ESG, elle invente une voie proportionnée et intelligente pour y parvenir.



