
COP32 à Addis-Abeba : l’Afrique à l’heure du basculement climatique et géoéconomique
La perspective d’une COP32 organisée en 2027 à Addis-Abeba constitue un moment charnière pour le continent africain. Au-delà des enjeux environnementaux, cette conférence pourrait marquer une redéfinition profonde de la place de l’Afrique dans l’économie mondiale de la transition écologique.
Longtemps considérée uniquement comme une victime du dérèglement climatique, l’Afrique entend désormais s’affirmer comme un acteur stratégique des solutions globales : minerais critiques, potentiel solaire, marchés carbone, agriculture régénérative, biodiversité et croissance démographique font du continent l’un des centres de gravité de la géopolitique climatique du XXIe siècle.
La COP32 pourrait devenir soit la conférence de la mise en œuvre concrète des engagements climatiques, soit celle d’une aggravation de la fracture Nord-Sud. Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse largement la seule question environnementale : il s’agit de savoir si le continent sera relégué à la périphérie de l’économie verte mondiale ou s’il deviendra l’un des principaux moteurs de la transition écologique du XXIe siècle. Addis-Abeba pourrait ainsi incarner le moment où l’Afrique cesse d’être uniquement un terrain d’impact climatique pour devenir un véritable acteur de la transformation globale.
Une opinion de Pierre-Samuel Guedj, à lire dans le magazine économique panafricain Afrimag.
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